menapiens

Publié le par ariane

Ménapiens

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Les Ménapiens (Menapii en latin) ou Ménapes étaient un peuple belge, d'origine germanique[réf. nécessaire]. Ils sont mentionnés par César dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules et il situe leur territoire dans des marécages longeant la bande côtière de la mer du Nord. Il est possible qu'il confondait avec l'estuaire de l'Escaut. En effet, César cite « c’était le pays des Ménapes, qui avaient des champs, des maisons, des villages sur les deux rives du fleuve »[1] Il est vrai aussi que l'estuaire de l'Escaut avait à l'époque un aspect complètement différent, comme la rivière finissait dans la Meuse.
César et Tacite mentionnent Ménapes et Morins souvent ensemble. Il est probable que les deux peuples étaient alliés.

La conquête de cette région est réalisée par César entre les années années 57 av. J.-C. à années 51 av. J.-C.. Ils lèvent 7 000 hommes en -57 selon César [2]. Ce chiffre est très probablement largement exagéré[3].

La civitas des Ménapiens était organisée autour de l'oppidum de Cassel, en territoire Morin.

Sommaire

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Étymologie du nom « Ménapes » [modifier]

Première possibilité : deux mots gaulois mel et apa. Tous deux signifiaient eau. Ceci s'explique par l'omniprésence de l'eau dans les marécages où les Ménapiens s'établissaient. Le mot Ménapien désignerait donc un habitant des marécages et terres humides. Cette explication suggère que les Ménapiens parlaient le Gaulois, ce qui va à l'encontre des textes de Jules César qui les a bien qualifiés de 'germaniques'[réf. nécessaire].

Deuxième possibilité : deux mots germaniques : Meen (prononcez "méne") + aap. Meen (Néerlandais), mène, mesnil (en Français), était une grande maison, salle, dans le village, parfois appelée faussement 'maison du chef' (le chef vivait dans une grande ferme en dehors du village), où les gens du village se réunissaient. Là, ils pouvaient suivre des procès, voter, discuter, décider, s’informer par exemple quant à la guerre, etc. Aap est un mot germanique signifiant ‘suiveur, élève, amodiataire, imitateur’ ('aap' aura plus tard la signification de 'singe'). Le mot indiquerait donc une organisation sociale : ceux qui s’organisent dans un mesnil. Cette organisation sociale était probablement pratiquée dans tout le monde celtique. Le mot Ménapes serait ainsi un mot générique et non spécifique[4][réf. nécessaire]

Leur territoire [modifier]

Leur territoire s'étendait autour et au nord de Gand. Cette zone de peuplement coïncide aujourd'hui avec la province de la Flandre Orientale (Belgique), tout en s'étendant au nord jusqu'à l'embouchure de l'Escaut (la grande partie de Flandre zélandaise moderne) et probablement au-delà (rive droite de l'Escaut). César mentionne des Ménapiens au nord des Eburons (au nord de la province moderne du Limbourg belge), mais là, il s'agit probablement d'un autre peuple sans nom spécifique, ayant les mêmes mœurs, la même organisation sociale, celle des amodiataires encadrés. Le paysage se comparait à celui d'aujourd'hui (sans villes): très plat, fermes, champs, haies, des marais au nord dans l'estuaire de l'Escaut, avec des forêts limitées, mais des boisements cités par César.

Le sol est en général sableux. Il est possible que les grandes forêts mentionnées par César soient de son invention comme excuse pour le fait que le génocide commandé par lui-même n'avait pas 'réussi'! Il est vrai aussi que les îlots dans les marécages de l'estuaire de l'Escaut sont restés assez inaccessibles jusqu'au Moyen-Age.[réf. nécessaire]

La langue des Ménapiens a probablement été préservée dans le dialecte moderne que l'on trouve dans toute la province moderne. Ce dialecte se distingue clairement de tous les autres dialectes dans le groupe linguistique néerlandais.[réf. nécessaire]

Leurs voisins [modifier]

Au commencement des conquêtes des Gaules par César, les voisins des Ménapiens étaient :

Leur mode de vie [modifier]

Les Ménapiens étaient sédentaires et vivaient de l'élevage et de l'agriculture.

Ils n'avaient pas de villes, mais préféraient vivre disséminés, dans des hameaux, ou fermes. Quand il y avait danger d'inondation, des propriétés furent bâties avec des cours à demi enterrées en haut de tertres de glaise ou de sable, appelés "Donken" (dunes de rivière).

Sources primaires [modifier]

Ménapiens et César [modifier]

Les Ménapes étaient farouchement opposés à leur conquête par Jules César. Ils ont résisté jusqu'en 54 av. J.-C. Ils faisaient partie de la confédération belge qui fut vaincue par César en 57 av.J.C.. Selon César, ils pouvaient livrer 9 000 hommes à la confédération [5]. En l'an 56 av.J.C. ils participaient dans la guerre (navale) des Vénètes[6]. César fut encore une fois victorieux, mais les Ménapes et Morins (du nord) refusèrent de se soumettre. Ils se retirèrent "dans les forêts et marécages" et commencèrent une guérilla acharnée. César réagit en abattant les forêts, en saisissant leur bétail et en brûlant leurs habitations. Mais ceci fut interrompu par de fortes pluies en automne et le début de l'hiver, et les Ménapiens et Morins restèrent hors de portée[7]. L'année suivante, les Ménapes furent attaqués par des peuplades germaniques, venues de l'autre côté du Rhin, une bataille s'en suivit et les Ménapes furent vaincus [8].

Plus tard la même année, pendant que César était en expédition en (grande) Bretagne, il envoya deux de ses légates (généraux) et la majorité de son armée vers le territoire des Ménapes et Morins du nord pour les amadouer[9]. Une fois de plus, les Ménapes se retirèrent dans leurs forêts et marécages et les Romains furent réduits à brûler leurs moissons et habitations[10].

En l'an 54 av.J.C. les Ménapes ont rejoints la révolte menée par Ambiorix l'Eburon. César écrit que eux seuls, parmi toutes les tribus en Gaule[11], n'avaient jamais envoyés des ambassadeurs pour discuter les termes de paix. Ils avaient des liens d'hospitalité avec Ambiorix. Pour ces raisons, César décida d'envoyer 5 légions (± 26 000 soldats professionnels) contre les Ménapes (population estimée à quelque 65.000 hommes, femmes et enfants). Cette nouvelle campagne de dévastation força finalement les Ménapes à se soumettre, et César décida de les placer sous la tutelle de son allié Commius l'Atrébate[12].

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