le Blockhaus d'Eperlecques

Publié le par ariane

Le Blockhaus d'Éperlecques est une montagne de béton émergeant de la forêt d'Éperlecques. Ce blockhaus faisant partie du Mur de l'Atlantique était prévu pour lancer les fusées V2 destinées à raser Londres.

Le Blockhaus d'Éperlecques

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Géographie [modifier]

Il semblait à première vue que la région la plus favorable devait se situer entre Saint-Omer et Boulogne-sur-Mer. Le relief relativement accidenté de ce secteur devait permettre de trouver des anciennes carrières où il serait possible de construire un tel bâtiment. D'autre part, il y avait un certain nombre de critères importants à satisfaire : il fallait une accessibilité relativement facile par voie ferrée et éventuellement par voie fluviale à cause de l'apport considérable de matériaux qu'allait exiger la construction d'un blockhaus de cette taille.

Après avoir examiné un certain nombre d'emplacements du côté de Zouafques près de Nordausques en particulier, c'est le village d'Éperlecques qui est choisi. En effet, il y avait une voie ferrée double qui réunissait Saint-Omer à Calais, un canal navigable (Aa (fleuve) pour des péniches à grand gabarit, une situation dans une forêt et à contrepente par rapport à l'Angleterre, une alimentation en électricité très favorable avec des lignes de haute tension qui passaient dans ce secteur, et enfin un réseau routier très satisfaisant dans toute la région.

Le site était idéal.

Historique [modifier]

Le Blockhaus d'Éperlecques

C'est à la fin de l'année 1942 qu’Adolf Hitler ordonne la construction dans le nord de la France d’un bunker destiné au lancement des bombes V2. Le site devait servir d’usine de fabrication d’oxygène liquide. Il devait également servir de base de lancement et assurer le stockage de 108 bombes, soit trois jours de tir intensif.

La construction est confiée à l’Organisation Todt en mars 1943 qui devait le livrer en état opérationnel en novembre de la même année. C'est le plus grand blockhaus du nord de la France, témoin de l'occupation nazie dans la région. C'est une masse de béton de 130 000 tonnes, longue de 200 mètres, large de 90 et haute de 22. Une dalle de 5 mètres d'épaisseur protège l'ensemble des bombes alliées.

Le site portait le nom de code KNW (Kraftwerk Nord West) : centrale électrique du nord-ouest.

Le 27 août 1943, comprenant l'ampleur de cette machine de guerre, les Alliés envoient 200 forteresses volantes B-17 y lâcher plus de 300 bombes. Le blockhaus n'est pourtant pas détruit mais il est néanmoins démasqué. La construction reprend mais le projet d'assemblage et de lancement des fusées est transféré à la Coupole d'Helfaut.

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